Chirurgie Bariatrique : Une solution pour l’obésité ?

Chirurgie bariatrique : Des news

le ballon pour maigrir vite

  •  Obésité : un ballon à avaler pour couper l’appétit

Présenté comme une alternative à la chirurgie bariatrique, un ballon dans une pilule qu’on avale, gonfle dans l’estomac pour réduire le volume disponible a permis à des obèses de perdre près de 7% de leur poids, selon les résultats d’un nouvel essai clinique annoncés mardi 24 mai 2016 aux États-Unis.

Une fois avalée, la pilule est gonflée à l’aide d’un cathéter afin de réduire l’espace disponible dans l’estomac.

Mon avis : Si l’endoscopie et l’anesthésie sont évités avec cette technique, on peut s’interroger sur l’évolution de cette pratique. L’estomac devrait continuer à grossir malgré la présence du ballon que l’on ne peut pas éternellement gonflé.
 
Vu son positionnement, quel sera l’impact sur la présence d’une hernie hiatale ? Je vous conseille d’attendre quelques années pour voir !
 
 
  • Dérivation de l’estomac par chirurgie endoscopique le 15 janvier par une équipe française à Marseille. Bravo

Le patient âgé de 30 an, souffrait d’une « sténose duodénale ». Son estomac ne se vide plus dans l’intestin. L’opération consiste à contourner l’obstacle, le duodénum  et raccorder l’estomac à l’intestin grêle.

Une opération proche de la technique by-pass mais l’exploit réside dans la réalisation par endoscopie. Tout s’est déroulé par la voie orale sans ouverture de l’abdomen !

2 heures d’intervention et sur pied dès le lendemain. Une technique qui pourrait s’étendre à la chirurgie bariatrique ou chirurgie de l’obésité.

Mon avis : Si cela peut réduire les nombreuses complications de cicatrisation et d’éventration post opératoire, il est indéniable que cette technique doit se développer.

Chirurgie bariatrique : Quel suivi après l’opération ?

A ce jour, plus de 200.000 personnes ont déjà été opérées en France, avec pour l’essentiel trois techniques d’interventions :

  • La pose d’un anneau gastrique, une méthode réversible, mais de nombreuses complications. J’ai rencontré des patients qui avaient compris comment tricher avec l’anneau. Il n’étaient visiblement pas prêt pour ce passage à l’acte. Une technique qui tend à disparaître.
  • La gastrectomie en manchon ou sleeve gastrectomie, qui consiste à retirer les 2/3 de l’estomac. Son irréversibilité me dérange mais une ultime solution pour certains.
  • La troisième technique est le « bypass » gastrique qui consiste à modifier le circuit alimentaire en court-circuitant une grande partie de l’estomac. Irréversible comme la précédente.

Des opérations bien maîtrisées, mais mal suivie

Si ces techniques apportent une réponses aux sujets les plus obèses « Moins de la moitié des patients sont suivis correctement un an après l’intervention« , souligne le Pr François Pattou, spécialiste de la chirurgie bariatrique au centre hospitalier universitaire de Lille.

« L’obésité est une maladie au long cours qui peut revenir, ce qui nécessite un suivi régulier après l’intervention« , souligne le Pr Jean Gugenheim, président de la Société française de chirurgie de l’obésité.

Dans sa recommandation sur la prise en charge de l’obésité, la Haute autorité de santé (HAS) préconise que la chirurgie bariatrique fasse l’objet d’un suivi pendant toute la vie avec une consultation par an. Mais dans les faits, faute de moyens réalistes, notre système ne permets pas de réaliser cet objectif ambitieux.

Mes remarques

  • Pour les IMC supérieure à 40, le pronostic vital est engagé. Une perte de poids massive est urgente et actuellement seule la chirurgie bariatrique peut satisfaire cet objectif.

L’accompagnement avant et après mérite une grande attention et devrait faire l’objet d’une accréditation un peu plus sérieuse et réaliste que la simple présence d’endocrinologue et  psychiatre dans la proximité de l’équipe chirurgicale.

Un jour, un patient d’un département voisin, que je n’avais vu qu’une seule fois est venu me demander un certificat d’échec de la prise en charge nutritionnelle pour constituer son dossier en vue d’une chirurgie bariatrique !

D’autres ont vu le psychiatre 1 fois !

Bref cette approche est indispensable mais faute d’accréditation réaliste, les dérives sont possibles. Il existe des équipes sérieuses en France.

  • Pour les IMC en dessous, il est grand temps de lutter contre la sédentarité des populations et d’envisager une législation « nutritionnelle » indépendante de l’industrie et opposable immédiatement.

Ce qui me dérange dans cette réponse au problème de l’obésité c’est qu’elle valide l’idée qu’il suffit d’empêcher les gens de manger pour régler cette problématique que l’on se plait à dire complexe et multifactorielle.

Suggestion pour conclure : Si finalement la solution est d’empêcher de s’alimenter puisque la sécu en remboursant cette chirurgie bariatrique valide ce constat, pourquoi ne pas organiser Koh lantha sur 6 mois.

Vous en sortirez grandi (estime de soi), transformé (une âme de vainqueur) amaigri (autosatisfaction j’ai enfin réussi !) avec un estomac rétréci naturellement et probablement un bilan biologique nickel.

chirurgie bariatrique koh-lanta

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